
Un hélico se pose au Parc des Sports !
C'est pendant les séries de 400 m du groupe N2 qu'un hélicoptère de la Protection Civile
à du se poser sur le terrain d'Honneur du Parc des Sports,
pour permettre l'évacuation d'une personne victime d'un malaise cardiaque,
rue de Verdun à St Ouen l'Aumone.
Château sur un nuage
Dix ans après son dernier titre, Château-Morange a inscrit son nom au palmarès du championnat.
Les Dionysiens ont dû batailler jusqu’aux prolongations pour s’imposer terme
d’une finale somptueuse.
· La Cressonnière avait le match en main mais Château-Morange a été plus
solide et enlève le titre de champion (Photo : Richel Ponapin).
Méfiez-vous des apparences. Cet homme là a tout grand. Porté en triomphe par ses joueurs, Jean-Louis Teddy prend même des allures de géant sur le parquet brillant du stade de l’Est. Ce succès, c’est un peu le sien, il restera comme le président qui a remis à flôt une institution à la dérive il y a quelques années encore. Ces heures noires sont désormais à ranger au rayon des archives. Hier soir, au terme de près de deux heures de folie, Château a retrouvé les sommets du hand réunionnais. “On revient de loin”, lâche Arthur Law-Wen-Taï quelques secondes après avoir soulevé le trophée tant convoité. Ce dernier rendez-vous de la saison fut énorme, grandiose même par ses pics d’intensité à l’approche des buzzers fatidiques. Cardiaques s’abstenir ! Un temps les Dionysiens ont dû penser que l’histoire allait se répéter. Après avoir fait la course en tête durant toute la première mi-temps (15-13), ils ont baissé peu à peu pavillon après la pause pour laisser la Cressonnière revenir dans le match. Jusqu’ici, tout avait été parfait. Mancel et Latchimy se chargeaient de jouer les artilleurs de service et d’allumer les premières mèches. En face, la Cressonnière mettait un peu de temps à trouver ses marques, à huiler son collectif et venait constamment buter sur un Dincher des grands soirs. En première période, seuls deux missiles d’Ichane permettent à Saint-André de rester dans la course (14-12). “Jusqu’à la pause, tout allait bien”, résume Arthur Law-Wen-Taï, “et puis, j’ignore pourquoi, nous nous sommes mis à inventer des choses, aussi bien en défense qu’en attaque, nous sommes parfois tomber dans le n’importe quoi”.
Payet ce héros
La sanction tombe inévitablement. La Cressonnière revient dans le match dès l’entame de la seconde période grâce aux assauts répétés des Turpin, Morin, Tristan Calicharane et consorts. A égalité (23-23) à dix minutes de la fin, les deux formations ne vont plus ou pas se lâcher même si les Saint-Andréens mènent au score pour la première fois du match. Rentrés dans ces ultimes minutes où le ballon brûle les mains où chaque tir coûte très cher, les deux camps ont l’occasion de faire la différence avant de filer en prolongation. La Cressonnière pourra nourrir d’éternels regrets. Dans vingt ans encore, les acteurs saint-andréens lanceront des “si celui là, il était rentré...”. La formation de l’Est mène à nouveau de 2 buts dans le temps réglementaire. A la peine hier soir (2/8), Didier Ranguin manque deux tentatives. Comme un symbole, c’est Fabrice Payet qui remet les siens en selle. L’homme du renouveau dionysien, fort de son expérience professionnelle, prend ses responsabilités pour donner l’avantage aux siens (31-30). La dernière possession saint-andréenne est gachée par une mauvaise transmission entre Ranguin et Calicharane. Les supporters de Château ont déjà un pied sur le parquet pour fêter leurs héros. A la bataille des nerfs, les Dionysiens ont cette année tiré leur épingle du jeu. “Il n’y a rien à se reprocher. Les gars ont fait ce qu’il fallait. Cela se joue sur un ou deux ballons mal négociés”, témoigne Jean-Michel Delatre. Les yeux rougis de larmes, les Saint-Andréens ne peuvent que constater les dégâts. Ils savent désormais ce que c’est de voir les autres soulever la coupe.
Le film du match
16’ : Intenable, Latchimy donne pour la première fois quatre buts d’avance à Château-Morange
(8-4).
24’ : Ichane puis Karyl Calicharane permettent à la Cressonnière de revenir à un
but.
28’ : Une perte de balle grossière après une parade de Désiré permet à Mancel de redonner
deux buts d’avance à Château à la pause (15-13).
35’ : Sans trembler, Bruno Servantès marque son
penalty. Château reprend quatre buts d’avance (18-14). Dans la foulée, en supériorité numérique, Didier Ranguin manque l’occasion de revenir au score. Les Dionysiens prennent une
option.
47’ : Damour bute sur un excellent Vuagnoux et relance involontaire la Cressonnière.
Turpin, étincelant, permet aux siens de revenir à deux buts.
52’ : Mangataye, pour son seul tir
du match, remet les deux équipes à égalité. Trente secondes plus tard, Morin sur une contre-attaque bien menée donne l’avantage à la Cressonièere pour la première fois
(23-24).
57’ : La Cressonnière rate le coche : Ranguin et Calicharane échouent face à
Dincher.
60’ : Damour puis M’Gomri manquent tour à tour la balle de match. Prolongations
(26-26).
65’ : Juste avant la première mi-temps de la prolongation, Ichane donne l’avantage aux
Saint-Andréens. La Cressonnière semble filer tout droit vers un second sacre consécutif (28-30).
67’ : Deux ballons perdus stupidement par un décevant Didier Ranguin remettent les Dionysiens dans le match. Patrick Payet ramène les siens au score grâce à deux pénalties
(30-30). Le vent a tourné. Pajaniandy redonne l’avantage aux siens quelques secondes plus tard.
70’ : Après un penalty
pourtant stoppé par Vuagnoux, Karyl Calicharane perd un ballon au milieu du terrain sur la dernière occasion du match. Les jeux sont faits. Château-Morange remporte ce championnat 2007 au bout du
suspense.
Lukas Garcia
Il aura été l’homme qui a maintenu son équipe à flots quand le navire avait tendance à prendre l’eau. Laurent Dincher a été l’un des grands bonhommes de cette soirée couronnée de succès pour Château. A bout de souffle, des larmes pleins les yeux, le portier dionysien laisse éclater sa joie mais refuse évidemment de tirer la couverture à lui. “Un grand merci à Fabrice Payet, il mérite tellement ce titre de champion. Je suis ému ! Nous sommes tous allés au bout de nos forces. Je n’ai plus de jus. Ce genre de rendez-vous avec tant d’intensité, c’est terriblement éprouvant”, lâche t-il. Ironie de l’histoire, Laurent Dincher n’était pas sur de pouvoir jouer cette finale en pleine possession de ses moyens. Handicapé par une blessure au poignet qu’il traine depuis de longs mois, il a offert une belle frayeur à ses coéquipiers. “C’est vrai, j’avais mal. Heureusement, à Château, nous avons une super kiné. Elle m’a complétement bloqué le poignet avec une bande. J’ai pu finir la rencontre comme ça”, raconte l’ancien portier de Joinville qui restait sur deux défaites consécutives en finale. Il y a un an, Laurent Dincer parlait de retraite. Hier soir, il n’était plus du tout certain de vouloir finir l’aventure.
Dominique Désiré (Cressonnière) : “C’était vraiment un match magnifique, malheureusement on a perdu. On a
livré une belle prestation mais je pense que le meilleur a gagné. Ce championnat s’est joué dans les dernières minutes de la prolongation du dernier match et Château mérite sa
victoire.”
Jean-François Cojondevel (Château-Morange) : “Je ne sais pas d’où on revient !
J’ai vraiment eu peur que l’on craque. Notre adversaire a perdu quelques ballons de trop. Cela s’est joué à peu de choses.”
Didier Ranguin (Cressonnière) : “On mène de deux buts à quatre minutes de la fin et on fait deux erreurs de débutants qui nous coûtent le match. Nos
gardiens ont fait une partie magnifique... C’est dur à encaisser”
Idriss Pajaniandy
(Château-Morange) : “C’est mon premier titre, c’est énorme ! Nous n’avons rien lâché. Ce succès nous avons été le chercher tous ensemble.”
Karyl Calicharane (capitaine de la Cressonnière) : “Je n’ai pas vraiment de regrets... Il ne faut s’en prendre
qu’à nous-même. On fait plusieurs erreurs. Moi je perds le ballon sur la dernière occasion... L’année dernière c’était le scénario inverse. Château-Morange est un beau champion. Cette défaite va
peut-être changer certaines choses à la Cressonnière. Tant mieux.”
Bernard M’Gomri (Cressonnière) : “J’ai les boules !
Toute la saison s’est jouée pendant cette prolongation. Les joueurs de Château ont mieux géré la fin de match. Ils méritent amplement leur victoire mais on n’a pas à rougir de cette
défaite”.
Château-Morange - Cressonnière : 31-30
Au stade de l’Est. 3000 spectateurs environ. Arbitres : MMe Borrotti et Marcet. Mi-temps : 15-13. Temps réglementaire : 26-26. Château-Morange : Dincher (13 arrêts), Robert - Latchimy 4 (4/11), F. Payet 4 (4/8), Mancel 5 (5/9), Cojondevel 2 (2/4), Damour 4 (4/7), Cafanne, Pajaniandy 5 (5/10), A. Servantès 2 (2/3), B. Servantès 4 (4/7), P. Payet (0/2). Entr. : Arthur Law-Wen-Taï. n Cressonnière : Désiré (10 arrêts), Vuagnoux (11 arrêts) - Morin 5 (5/8), Mouniama, Ichane 3 (3/4), Mangataye 1 (1/1), Turpin 7 (7/8), M’Gomri (0/3), Nabuchodonosor 1 (1/5), Ranguin 2 (2/8), K. Calicharane 7 (7/14), T. Calicharane 4 (4/5). Entr. : Jean-MIchel Delatre. n Exclusions temporaires : Mancel (33e et 39e), Cojondevel (36e), P. Payet (42e et 50e) à Château ; Ranguin (8e), Mangataye (24e et 38e), T. Calicharane (64e et 67e), Turpin (70e) à la Cressonnière. Exclusion définitive : Mangataye (59e).
| Équipes | Domicile | Extérieur | Score |
|
Seniors F Prénationale |
ST LEU /TAVERNY |
ASSOA |
28-22 |
|
-16 F
|
ASSOA |
|
29-10 |
|
AMICAL |
ACHERES | ASSOA |
Commentaires